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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 07:09

   Le Président de la République, Nicolas Sarkozy sera sur le Tour de France ce jour entre Val d'Isère et Briançon. Même si on a plutôt l'habitude maintenant de le voir faire son jogging, on sait que la petite reine est une activité qu'il apprécie beaucoup. 

   Nul doute qu'il sera donc là en spectateur averti et que la garde républicaine et son Escadron de Motocyclistes qui encadre quotidiennement le Tour sera sur son 31.

   A vos appareils pour prendre en photo la voiture du jour  et l'escorte.


Ci-dessous, un article de Cyclismag retraçant la présence des Présidents d ela République depuis l'après guerre :


L'ELYSEE AUX CHAMPS
Par Pierre Carrey et Dominique Turgis

Pour calmer Nicolas Sarkozy, il fait lui faire suivre une étape du Tour. Sa première expérience remonte au 21 juillet 1986. Briançon-l'Alpe d'Huez, la victoire main dans la main de Hinault et LeMond. Dans la voiture invités, Sarkozy est balancé de droite à gauche... Depuis, il revient sur l'épreuve, lui confie toute son affection, et en vient même à soutenir Lance Armstrong au prologue de Liège, en 2004.

1960 : LA GRÂCE PRESIDENTIELLE POUR BEUFFEUIL

Le Général de Gaulle aimait le Tour. Il rappelait que le rideau de fer se trouvait seulement à une étape de la frontière française. Quand il décore Jacques Anquetil de la Légion d'honneur, il lui confie qu'il le suivait devant son poste de télévision. Dans la France des années 60, le vélo est le sport numéro 1. Alors, quand le Tour traverse sa commune de Colombey-les-deux-Eglises, dans l'avant-dernière étape du Tour 1960, le Président se poste au bord de la route, comme tout le monde, mais avec son garde du corps quand même. Les motos ouvreuses de la caravane repèrent sa grande stature et répercutent l'information via la radio à Félix Lévitan et Jacques Goddet.
Les deux patrons du Tour discutent. "On n'arrête pas le Tour de France". "Il ne se passe rien". Mais c'est quand même le Général de Gaulle et Félix Lévitan voit déjà la scène dans l'objectif des photographes puis dans les journaux du lendemain. Le peloton va donc faire une halte devant le héraut de la France Libre. En tête de cortège, on lui présente Henry Anglade, ceint de son maillot tricolore, et Gastone Nencini, maillot jaune.
Un coureur manque à l'appel. Le régional Pierre Beuffeuil est malade, lâché. Il profite de la halte présidentielle pour rentrer sur le peloton. Puis, il s'échappe seul sur la route de Troyes et remporte l'étape. Louison Bobet, un peu jaloux, regrette qu'en 1954, date de sa deuxième victoire, la course ne se soit pas arrêtée à Colombey quand le peloton traversa la commune. A l'époque, De Gaulle n'était pas encore président. Dommage pour Bobet, gaulliste convaincu.

1975 : GISCARD VEUT UN MAILLOT JAUNE SANS PUB

Jusqu'à aujourd'hui, Valéry Giscard d'Estaing est le seul Président de la Vè République a avoir remis le maillot jaune du Tour à Paris. Ce 20 juillet 1975, le vainqueur s'appelle Bernard Thévenet. Ce sacre a lieu pour la première arrivée du Tour sur les Champs-Elysées. Mais Giscard ne veut pas s'associer à une quelconque marque ou publicité. La République n'a rien à vendre. Le maillot qu'il enfile autour du cou de Thévenet est vierge de toute inscription, en dehors des initiales d'Henri Desgrange. Au second, Eddy Merckx, le Président se permet un pronostic : "D’autres Tours de France viendront encore pour vous permettre d’établir votre record de six victoires finales"...
En 1986, Giscard revient sur le Tour plus décontracté, en chemise. Et sans casque, sur la moto qui l'embarque pour suivre l'étape. Les étapes Saint-Etienne-Puy-de-Dôme et Clermont-Ferrand-Nevers se déroulent sur son fief électoral. Au départ, première blague sous l'oeil des caméras. "Vous faites le Tour en voiture ?". Bernard Hinault, maillot à pois, sort de l'auto La Vie Claire. "Non, je me repose." Deuxième saillie drolatique le soir, sur le plateau de Jacques Chancel. "Vous savez ce que veut dire LeMond ?... Ca veut dire "citron". Alors, vous comprenez pourquoi il gagne les courses : il est pressé !"

1985 : MITTERRAND SORT SON APPAREIL PHOTO

Ni au départ, ni à l'arrivée. Ce 10 juillet 1985, François Mitterrand a choisi la côte de Monteau, au kilomètre 224 de l'étape Morzine-Lans-en-Vercors. Il atterrit en hélico sur ce plateau célèbre pour ses combats de la résistance. Une époque où il rencontre Richard Marillier, membre de la société du Tour, devenu entre-temps entraîneur de l'équipe de France. Les deux hommes se retrouvent ce jour-là au milieu des curieux. Gérard Holtz tend son micro. Il interroge Mitterrand sur Hinault, qui va rempoter le dernier Tour de sa carrière. "Un homme de courage et de talent comme lui ne doit pas nous surprendre. Il est toujours capable de se surpasser."
Le président, visiblement retombé en enfance, taquine les journalistes : "Vous aussi vous travaillez." Il vient de sortir son appareil photo. Il évoque les Leducq et Pélissier qu'il venait voir courir sur le Tour de France lorsqu'il était enfant. Il s'est aussi passionné plus tard pour les critériums vers sa circonscription de Château-Chinon, et, dans l'intervalle, les rencontres au Vel d'Hiv'. Un lieu dont la mémoire contraste avec ce plateau du Vercors...

1998 : CHIRAC A LA RESCOUSSE DE LEBLANC

La visite de Jacques Chirac ce samedi 18 juillet 1998 était prévue de longue date. Le Tour traverse ses terres du Limousin, pour un contre-la-montre écrasé sous la chaleur, entre Meyrignac-l'Eglise et Corrèze. Sa femme Bernadette prépare le terrain. Elle a déjà remis le maillot jaune à Martial Gayant sur le Tour 1987, à Chaumeil. Elle reviendra à Sarran en 2001. Mais la présence du couple Chirac coïncide avec le plus fort du scandale Festina. Ce jour-là, l'équipe est exclue du Tour. Ironie de l'histoire, dans l'émission d'avant-étape sur France 2, un reportage est consacré à Bernadette, qui a reconnu le contre-la-montre au printemps dans la voiture de... Bruno Roussel.
Le jour J, le Président choisit pour sa part de monter dans la Fiat rouge de Jean-Marie Leblanc. En public, il s'exprime fermement contre le dopage mais apporte en même temps une certaine caution à l'épreuve. Le soir, Leblanc est invité au château de Bity, propriété des Chirac. Ce Tour marqué par les affaires a un air très politique. Certains journalistes - dont Jean-Paul Brouchon, aujourd'hui conseiller d'ASO - estiment que Marie-Georges Buffet (PCF), nommée Ministre des sports l'année précédente, a voulu écorner le Tour pour faire payer à son grand patron, Philippe Amaury, un soutien à la campagne de Jacques Chirac en 1995.

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Published by Cyclingmodel - dans Tour de France
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