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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 22:14

Après un jour de repos, deux, pourront dire certains tant l'étape du Milano Show 100 de Dimanche a été faite à l'allure de cyclotouriste, dès aujourd'hui la course devrait reprendre ses droits au Giro d'Italia.

En effet c'est entre Cuneo e Pinerolo qu'aura lieu la dixième étape de ce tour d'Italie du centenaire.
Une étape de légende qui avait vu en 1949 une démonstration de F. Coppi qui fera écrire à un journaliste cette phrase passée à la postérité :"Un uomo solo al commando" (Un homme seul aux commandes").

Malheureusement amputée de son passage initialement prévu en France (col de Vars et d'Izoard) pour cause d'enneigement du Col de la Maddalena (voir l'article de La Gazzetta dello Sport repris ci-dessous). Pour la même raison, la montée  Blockhaus (1èème étape) ayant été raccourcie, la cima Coppi, le plus haut col du Giro, sera donc franchie demain en passant à Sestrières.

A l'occasion de cette étape de légende quoi de plus normal que de présenter le véhicule de la caravane qui fait la promotion d'une collection de DVD édités par la Gazzetta dello Sport et appellée "Giro, io ti amo".



Après la première journée de repos, le Giro d’Italia du Centenaire se devait de retrouver la légende avec la Cuneo-Pinerolo qui répète exactement le parcours de l’étape mythique, c’est-à-dire la 17ème étape du 32ème Giro d’Italia, courue le 10 Juin, une étape en tous points historique. Alors comme aujourd’hui (et c’était la première fois), cinq grandes ascensions se succèdaient sur les cols italiens et français : Col de la Maddalena (Col de Larche en français), Vars, Izoard, retour en Italie en passant par le Montgenèvre, et enfin Sestrières, précédant l’arrivée à Pinerolo. Deux cent cinquante kilomètres sur les routes souvent en terre battue de l’époque. Tour de force inoubliable du « campionissimo” Fausto Coppi en un solo de 190 kilomètres, commencé à mi-chemin du Col de la Maddalena et qui se termina sur la ligne d’arrivée de Pinerolo avec 11’52” d’avance sur l’éternel ami-rival Gino Bartali et Alfredo Martini troisième – mais premier parmi les « humains » - à 20’40”. Une chevauchée solitaire au cœur des montagnes gigantesques, avec ces paysages majestueux que l’entreprise héroïque de Coppi a, à tout jamais,  fixé dans le mythe et la légende, une authentique épopée. Cette page a été, est et sera toujours une page chef-d’œuvre du cyclisme.

L’étape a été rééditée en deux autres occasions. En 1964 Bitossi précède Adorni et Motta avec une avance modeste, en 1982 Giuseppe Saronni bat au sprint Hinault en maillot rose. Fausto Coppi n’était pas là…. Une autre histoire avec la dernière et récente arrivée au terme d’une étape faite pour les sprinters et remportée par Alessandro Petacchi.  Et voici encore une autre histoire pour cette étape, qui contrairement au tracé prévu à l’origine, se déroule maintenant dans sa totalité en Italie en raison de l’impossibilité de transiter par le Col de la Maddalena. Départ et arrivée demeurent Cuneo et Pinerolo mais le profil altimétrique résulte obligatoirement plus doux bien que présentant de sacrées  ascensions. L’itinéraire se déroule en passant par la noble ville de Saluzzo, la traversée de Pinerolo, l’ascension de la Colletta de Cumiana, Giaveno, Avigliana, antique demeure des princes de Savoie, et deux lacs caractéristiques, puis Suse, et pour finir l’ascension du Mont Cenis avec la bourgade typique de Novalesa et son abbaye bénédictine de même nom. Descente en repassant par Suse et enfin Sestrières et sa longue tradition touristique et sportive dans laquelle le cyclisme a toujours joué un rôle prépondérant. L’ascension a lieu par le versant de Cesana Torinese suivie de la longue descente vers Villar Perosa dont le nom évoque la famille Agnelli et par la même occasion celui de la Juventus. Ne reste à franchir que le décrochement de Pramartino avant l’arrivée à Pinerolo.

Cuneo, dont le nom dérive de son haut-plateau en forme de triangle (comme un coin, en effet) est dominée par les cimes du Monviso, de l’Argentera, de la Rocca dell’Abisso et de la Bisalta. C’est une ville de noble aspect. Le centre citadin est caractérisé par de bas portiques, en partie de style ogival et par la place centrale, la très vaste Place Duccio Galimberti, avec ses bâtiments de style néo-classique et ses avenues ombragées d’arbres qui suivent le tracé des murs de fortification. Elle est le siège d’importantes activité industrielles, commerciales et agricoles en raison des productions de son arrière-pays qui a connu et connaît encore un grand développement de tous les secteurs. La passion pour le cyclisme se manifeste par un grand nombre d’évènements qui intéressent toute la région. Le Giro d’Italia, a vécu ici, encore récemment, des journées importantes. En 2008, même  le Tour de France y a placé une étape et la journée de repos.

Pinerolo, au passé riche de traditions, avec son élégance d’aspect typiquement piémontais,  se distingue par son Dôme au campanile puissant et original et sa Casa del Senato datant du XVème siècle, ainsi que d’autres constructions d’époque. Son nom fait toujours écho à la tradition militaire (elle fut aussi forteresse sous la domination de la France, projetée par le plus grand ingénieur militaire français, Vauban) qui se manifeste également par le Musée National de la Cavalerie. Elle est le siège d’importante activités industrielles, commerciales et agricoles – avec les suggestions gastronomiques qui s’y rapportent -, située à l’entrée de la Val Chisone qui jouit d’un climat particulièrement agréable du à la protection de la majestueuse couronne de montagnes qui l’entoure. Autour de Pinerolo gravite l’économie des vallées vaudoises et des territoires limitrophes.

Dans le cadre des faits historiques rappelons que c’est en 1821 que prit naissance à Pinerolo le mouvement insurrectionnel dirigé par Santorre di Santarosa qui préluda au Risorgimento. Aux environs de 1850 c’est là que fut fondée la première société de secours mutuel en Italie. A mi-chemin entre histoire et légende – un événement que l’on ferait remonter à il y a trois cents ans – nous trouvons la ri-évocation annuelle du Masque de Fer, personnage mystérieux.  Lidia Poët (1855-1930), première femme avocat d’ Italie était native de Pinerolo.

Source 
La Gazzetta dello Sport.





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Published by Sport Goodies - dans Giro d'Italia
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